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Christine Ziehli nous partage ses recherches sur le thème de « la femme tirée de l’homme »

 

Nous vous proposons aujourd’hui un entretien avec Christine Ziehli, étudiante en troisième année, qui vient de présenter son travail de diplôme.

 

  1. Quel est ton nom, ton âge et ton lieu de résidence ?
    Je m’appelle Christine Ziehli, j’ai 51 ans, j’habite à La Tour-de-Peilz, je suis mariée et j’ai 4 enfants.
  1. Pourquoi as-tu entrepris des études en théologie ?
    Comme mes 4 enfants grandissaient, j’ai réfléchi à de nouveaux objectifs pour ma vie et à mon engagement pour le Seigneur. Je crois avoir été conduite à Emmaüs où j’ai commencé à mi-temps il y a 5 ans. Il me reste donc une année pour obtenir le Bachelor en théologie. Dans la pratique ensuite, je pense m’engager davantage dans l’église et tout particulièrement être « pasteur pour les gens qui ne vont pas à l’église » (une autre manière de parler d’évangéliser autour de moi).
  1. Tu as récemment présenté ton travail de diplôme. Pourrais-tu nous dire quel en était le sujet ?
    La femme tirée de l’homme – Pourrait-on considérer comme une lecture biblique et exégétiquement solide que l’Adam originel ait été homme et femme à la fois ?
  1. Qu’est-ce qui t’a intéressé dans ce sujet ?
    Le statut de la femme dans la Bible et donc aux yeux de Dieu. Mes réflexions et mes lectures m’ont permis de voir que tous les textes du Nouveau Testament qui pourraient limiter la portée du ministère féminin (ministère d’autorité par exemple) peuvent être lus également de manière à leur permettre de servir le Seigneur avec toutes les formes de dons et de vocations, sans restriction. Toutefois, il me restait une question dans l’Ancien Testament, tout particulièrement dans la Genèse : y a-t-il un ordre créationnel et, s’il existe, implique-t-il une hiérarchie, où l’homme soit supérieur à la femme sous certains aspects ?
  1. Et où t’ont mené tes recherches ?
    Genèse 1 et Genèse 5 parlent du processus de création de l’homme et de la femme de manière tout-à-fait identique et Genèse 1 leur attribue à tous les deux la domination. C’est en Genèse 2 que la femme est tirée de l’homme (d’où ma question : y avait-il un être originel homme et femme à la fois ?). Bien qu’Adam et Eve aient réellement existé, le texte peut être lu comme une métaphore qui enseigne l’importance que l’homme et la femme soient ensemble, tous les deux, les rois et les reines de la création (Il n’est pas bon que l’homme soit seul !). La formation différée de la femme met l’emphase sur l’importance de son autre façon d’être humain à l’image de Dieu. La description matérielle est une image de la réalité spirituelle et théologique. L’homme et la femme forment une équipe. Ils doivent servir le Seigneur ensemble, chacun avec la richesse de son genre et de ses dons personnels, sans restriction.
  1. Qu’as-tu appris sur toi-même en faisant ce travail ?
    a) Le Saint-Esprit nous conduit dans nos recherches et nos pensées, le Seigneur prend la peine de répondre à nos questions, même celles qui dérangent.
    b) Ce n’est pas si facile de chercher ce que dit le texte sans vouloir lui faire dire ce qu’on aimerait qu’il dise. Mais cette honnêteté nous rapproche du texte, de la parole de Dieu, et au final ce que l’on découvre est bien plus enrichissant et plus profond.
  1. Tu as commencé tes études à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs et les a terminées à la HET-PRO. Que penses-tu de cette métamorphose ?
    J’ai commencé avec beaucoup de joie à étudier à Emmaüs et je réalise la chance que j’ai de pouvoir mettre du temps à part pour me former. À la HET-PRO, il y a de nouveaux professeurs, de nouveaux cours, mais globalement je vis cela comme une continuité.
  1. En pensant aux étudiants de la HET-PRO, pour quels sujets nous encouragerais-tu à prier ?
    a) Pour les étudiants à temps partiel, comme moi, qui ont une autre vie à côté ; pour qu’ils arrivent à gérer ces deux vies parallèles et qu’ils soient encouragés et puissent persévérer avec joie, même sur la durée.
    b) Pour que les étudiants, pendant leur formation et après, puissent contribuer au bon témoignage de la HET-PRO et à sa reconnaissance par un cercle de plus en plus large.

Communiqué de presse | Le directeur de la Ligue relève un nouveau défi

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La conviction que l’Écriture est la seule norme de foi et de pratique ne risque-t-elle pas d’ignorer les dimensions intuitive et sensible de la nature humaine ? Le dogmatisme rigide et l’utilitarisme ont trop souvent stérilisé la vie spirituelle…

Méditer les textes bibliques ? Oui ! Mais en hébreu ou en grec ?

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Découverte d’un livre sur le corpus lucanien coédité par Dr. James Morgan

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