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L’Église, à la croisée des cultures

Les églises suisses rencontrent de plus en plus de défis liés à la réalité multiculturelle et le nombre des églises issues de la migration est en constante évolution en Suisse romande. Elles cherchent à vivre communautairement l’Évangile en intégrant des aspects culturels différents tout en gardant leur propre culture.

Lors de la journée d’étude en missiologie, le 6 octobre dernier, des intervenants qualifiés ont abordé ce thème en considérant la question suivante : Comment les églises suisses et issues de la migration peuvent-elles intégrer les aspects multiculturels sans renier leur culture ?

 

Les défis multiculturels de l’Église 

Les églises locales sont appelées à témoigner de leur foi en Jésus-Christ dans une société de plus en plus multiculturelle. Ainsi, elles sont impliquées dans l’accueil des migrants pour leur apporter un soutien tant spirituel que matériel. Elles peuvent alors devenir des références pour une intégration durable. Dans ce sens, les églises issues de la migration occupent une place particulière car elles font partie des premiers espaces vers lesquels les migrants se tournent. Une autre implication pour les églises locales consiste à promouvoir, non pas une culture particulière mais les réalités du royaume de Dieu à venir. Pour cela, une bonne articulation entre Evangile et culture basée sur l’incarnation de Jésus-Christ est nécessaire.

Concernant la diversité culturelle au sein des églises, deux éléments sont à relever. Premièrement, la lecture de la Bible par les chrétiens du Sud rend plus attentif à certains textes moins considérés ou interprétés autrement en Occident. Mais comme la compréhension du texte de l’Ecriture doit tenir compte de son contexte culturel propre pour sa juste application dans un contexte culturel local, l’enjeu de l’interprétation biblique demeure important.

Deuxièmement, malgré l’apport des chrétiens du Sud dans le christianisme occidental, par leur présence et l’expression culturelle de leur foi, les difficultés d’intégration dans une église suisse ainsi que le risque pour les églises issues de la migration d’être à l’écart restent toujours des défis.

 

Quelques pistes pratiques 

Plusieurs pistes ont été proposées. On peut citer : une approche holistique et multiculturelle parmi les migrants à Bienne, une collaboration « intercultuelle » d’une église chinoise dans un lieu réformé à Lausanne, une démarche interculturelle au travers des activités et du fonctionnement structurel dans une église suisse à Gland, une sensibilisation pour l’interculturalité ecclésiale inspirée par l’exemple de l’Eglise évangélique vaudoise du Piémont.

Ces pistes pratiques peuvent servir à dépasser les malentendus, les préjugés, les hostilités relevant de cultures qui ont façonné différemment les uns les autres et de développer des stratégies afin de permettre aux églises suisses ou issues de la migration de vivre la réconciliation, et de créer des liens dans une société multiculturelle.

 

Une tendance ?

Malgré la complexité du sujet, une tendance semble se dégager au travers des interventions évaluées riches, variées, stimulantes et concises.

Dans la situation actuelle, l’Eglise, à la croisée des cultures, est invitée à passer de la multiculturalité (dans le sens du « côte » à « côte ») à l’interculturalité (dans le sens d’« être avec ») pour la gloire de Celui qui est le seul à pouvoir réunir toutes les cultures, les langues, les ethnies.

Nirine Jonah, professeur HET-PRO

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