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Portrait de la semaine : Robin Reeve

Découvrez chaque semaine un nouvel enseignant ! Robin Reeve, enseignant à l’Institut Emmaüs depuis 10 ans, a été nommé Professeur HET-PRO en Ancien Testament. Portrait.

Pourriez-vous vous présenter ?

De nationalité suisse et britannique, j’ai grandi dans l’Eglise Evangélique Réformée Vaudoise, avant de m’orienter, à 17 ans, vers les Eglises Evangéliques de Réveil. Je suis marié et père de trois enfants. Les jeux de plateau et la cuisine sont quelques unes de mes grandes passions.

J’ai suivi ma formation à l’Institut Biblique et Missionnaire Emmaüs (IBME), puis à la Faculté Libre de Théologie Évangélique à Vaux-sur-Seine. Je suis titulaire d’un Master 2 de Recherche en Théologie.

Durant 27 ans, j’ai servi le Christ comme pasteur au sein de l’Union des Eglises Evangéliques de Réveil, à La Chaux-de-Fonds d’abord, puis à Nyon et finalement à Lausanne. En 2007, je me suis impliqué dans l’enseignement à l’Institut Emmaüs, pour y enseigner à plein temps dès 2014.

Quelles vision et valeurs conduisent votre vie personnelle ?

Ma foi est centrée sur Jésus-Christ. Bien plus qu’une « valeur », il est mon Seigneur, mon Dieu, mon Sauveur, mon Modèle. Lui seul m’a aimé, revêtant mon humanité pour toujours ; lui seul s’est offert en sacrifice pour moi, écartant de moi la juste colère de Dieu et m’entraînant à sa suite, par sa résurrection, dans la vie éternelle.

Il est ma vie.

Les Ecritures, Parole de Dieu, fondent ma vision du monde. Elles me donnent les repères qui guident mon existence : la conscience de ma pauvreté spirituelle, de mon besoin constant de la grâce offerte par Jésus ; l’impératif de l’amour pour Dieu et pour mon prochain, qui me conduisent à être un témoin de l’Evangile dans ce monde.

Mon désir est de toujours plus dépendre de l’Esprit-Saint, afin qu’il me nourrisse d’amour pour mon Père, qu’il modèle mon caractère et m’équipe de ses dons pour construire l’Eglise et servir la société.

Quelle place donnez-vous aux besoins concrets de l’Eglise et de la société dans votre théologie ?

Ma théologie est gouvernée par le « théo » au début de ce terme : Dieu, présent et actif dans le monde, m’envoie au service de mon prochain.

L’Eglise a concrètement besoin de verticalité, d’une spiritualité vivante qui ne se limite pas aux seules relations humaines : les gens ont soif de Dieu et la théologie doit déboucher sur une relation forte avec le Dieu révélé dans les Ecritures. Une théologie sans foi est une a-théologie, une construction vide, sans Dieu, sans vie.

En même temps, cette conscience de Dieu nous pousse à servir notre prochain, que ce soit auprès de nos collègues de travail, de notre famille, dans l’Église ou plus largement au sein de la société. Il n’y a pas de théologie sans pratique, sans amour concrètement exprimé.

Je crois à la diversité des vocations, qui ne se limitent pas au service d’une organisation ecclésiastique. Celles-ci doivent faire de chaque chrétien un grain de sel qui donne le goût de l’amour et de la vérité du Christ au monde.

Pourriez-vous nous expliquer ce qui vous a conduit à poursuivre à la HET-PRO ?

Précédemment engagé à l’Institut Biblique et Missionnaire Emmaüs, j’ai accueilli avec grande joie le projet HET-PRO.

J’y ai vu un développement heureux de l’ouverture à toute la diversité de la mouvance évangélique, notamment à l’aile évangélique réformée. Cette ouverture a toujours existé, mais de manière partielle. La HET-PRO franchit un pas décisif vers le dialogue, le respect et la communion entre les évangéliques.

L’Institut Biblique et Missionnaire Emmaüs avait déjà vécu une réforme, quand elle s’est adaptée en 2011 aux exigences d’accréditation de l’Association Evangélique Européenne d’Accréditation (AEEA). L’Institut s’inscrivait alors dans les normes de Bologne et organisait sa formation de manière semblable à celle d’une Haute Ecole. La HET-PRO est donc un développement naturel de cette étape.

Un dialogue au-delà des limites du monde évangélique, dans le respect et l’écoute, est aussi une perspective que je trouve stimulante. Quand on se parle, on se comprend mieux ; on apprend à accueillir les différences tout en gardant paisiblement son identité ; on découvre des richesses chez ses vis-à-vis que l’on n’aurait pas soupçonnées.

Je m’engage donc avec joie dans la HET-PRO, qui servira je crois encore mieux l’Eglise, en lui offrant des étudiants à la fois :

  • fondés quant à leur savoir,
  • opérationnels quant à leurs compétences pratiques,
  • portés par une spiritualité vivante.
Pourquoi cette chaire ? Que pensez-vous pouvoir y apporter de spécifique ?

Je suis un étudiant enthousiaste de l’Ancien Testament ! Et avoir le privilège d’en donner le goût aux étudiants est une opportunité formidable.

L’Ancien Testament est souvent le parent pauvre de la prédication. Or, sans la Bible hébraïque, le Nouveau Testament est obscur, tant il fait constamment référence à la première partie de la révélation écrite de Dieu.

J’espère apprendre aux étudiants à lire les textes dans leur contexte originel, à en comprendre les intentions initiales, puis à en dégager les leçons pour aujourd’hui. Je désire les aider à développer un sens de la nuance, une humilité devant le texte, un émerveillement devant les richesses des Ecritures et une spiritualité nourrie par le Dieu qui s’y découvre. Puisse toute l’Ecriture résonner dans l’Eglise et dans le monde, présentée avec l’enthousiasme de croyants qui y ont trouvé les paroles de la vie, de la vérité et de l’amour de Dieu !

Qu’avez-vous ressenti à l’annonce de votre nomination ? Comment envisagez-vous cette nouvelle étape de vie ?

J’ai été très heureux d’avoir été engagé par mes pairs dans cette belle aventure ! Je ressens ma nomination comme un privilège incroyable et cela m’émeut encore. Je suis bien petit face à l’œuvre qui m’est demandée, mais je veux m’y engager de tout cœur.

Mon objectif premier, tant dans l’enseignement de l’Ancien Testament que dans mon rôle de responsable de la Commission des éditions, est d’offrir au Corps de Christ des outils permettant de toujours mieux développer sa vocation.

Je me battrai toujours pour que la Bible ait toute sa place dans la piété des Eglises. Alors que les bouleversement culturels actuels tendent à donner à l’étude des Ecritures et à la prédication un rôle constamment réduit, je crois à une Bible que l’Esprit-Saint révèle au cœur. Cette révélation suscite une foi, un amour et une espérance aussi enthousiastes que contagieux. O

Communiqué de presse | Le directeur de la Ligue relève un nouveau défi

Michel Siegrist, directeur de la Ligue pour la lecture de la Bible depuis 2002, a annoncé son départ de l’association La Ligue pour la Lecture de la Bible pour la fin du mois d’avril 2021. Il se consacrera ensuite pleinement au développement et renforcement du pôle de formation pratique auprès de la HET-PRO.

Les prophètes et la voix des sens

La conviction que l’Écriture est la seule norme de foi et de pratique ne risque-t-elle pas d’ignorer les dimensions intuitive et sensible de la nature humaine ? Le dogmatisme rigide et l’utilitarisme ont trop souvent stérilisé la vie spirituelle…

Méditer les textes bibliques ? Oui ! Mais en hébreu ou en grec ?

De temps en temps on me demande pourquoi l’apprentissage des langues bibliques est obligatoire dans les écoles de théologie. Cette question est même posée par des pasteurs ! La plupart des étudiants ne me posent pas cette question, mais j’imagine qu’elle trotte parfois dans leur esprit. C’est pourquoi je compare cette partie de mon travail au travail de dentiste : douloureux sur le moment, mais extrêmement bénéfique à long terme.

Découverte d’un livre sur le corpus lucanien coédité par Dr. James Morgan

James Morgan, docteur en théologie et exégète biblique, cumule les casquettes. Professeur HET-PRO en Nouveau Testament, il est aussi lecteur de grec biblique à l’Université de Fribourg et auteur. Découvrons avec lui un livre passionnant sur le corpus lucanien auquel il a discrètement contribué.

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