Cette année, la HET-PRO, après un premier jour consacré aux inscriptions aux cours et autres informations, est partie le lendemain vivre une retraite à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard.
Au bas du tunnel, une cohorte de marcheurs est partie à pied vers le col, en silence d’abord, puis en méditant et en dialoguant deux par deux sur un verset du Psaume 43 : « Envoie ta lumière et ta fidélité ! Qu’elles me guident, Qu’elles me conduisent à ta montagne sainte et à tes demeures ! » (v. 3).
La retraite était ainsi placée sous le thème de « la montagne ».
À l’Hospice, quatre rencontres se sont égrenées sur l’après-midi et le lendemain matin. Animées par des professeurs de l’école, elles ont abordé les thèmes de « la montagne défi » ; « la montagne refuge » ; « la montagne obstacle » ; et « la montagne lieu de révélation ». Michaël Gonin, David Bouillon, Michel Siegrist et David Richir-Haldemann ont imprégné leurs interventions d’éléments de témoignage personnel sur leurs joies, sur leurs déconvenues et sur leur cheminement avec le Christ.
Tous les participants ont aussi été invités, de diverses manières à s’approprier les questions posées par cette quadruple thématique.
Penser la montagne n’était pas trop compliqué : il suffisait de mettre le nez dehors pour être saisi par le panorama majestueux du Col. Et le temps était magnifique !
Professeurs et étudiants ont aussi participé à certains des offices menés par les chanoines : temps de découverte et d’étonnement ; temps, aussi, de lecture de nombreux textes bibliques.
Le soir, un jeune chanoine, enthousiaste, nous a fait visiter le musée où sont présentés divers objets liés à l’histoire de l’Hospice et au-delà. Il a su nous expliquer le sens des reliques pour les croyants catholiques romains, mais aussi la vocation d’accueil inconditionnel pratiquée en ces lieux depuis mille ans.
Les dialogues chaleureux entre les étudiants et les chanoines se sont poursuivis par une « pedzée » (terme vaudois désignant une après-soirée de grignotage et d’échanges, souvent arrosée d’un verre de vin).
La nuit, dans des dortoirs ou des chambres, fut diversement réparatrice…
Après une belle matinée puis le repas de midi, nous avons vécu un temps de méditation et de prière à l’extérieur, marchant autour du lac.
Chacun a pu alors exprimer ce qu’il prenait avec lui de la montagne – et chacun, sans le dire, avait aussi pensé à ce qu’il y laisserait…
Ensuite, après un envoi, une bonne partie des étudiants est redescendue à pied vers le point de départ de la veille.
Revenus de la montagne, le bouquet d’impressions et de pensées nées de nos échanges, de nos prières et du simple fait de vivre ensemble une expérience de communion avec Dieu, viendra fleurir les premiers pas de l’année académique.
Comme les disciples d’Emmaüs, après avoir vu le Ressuscité, nous pouvons nous dire :
« Notre cœur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? » (Luc 24.32).
Robin REEVE pour la HET-PRO
















